Basenjis

Tout sur la race du Basenji

À la découverte du

Basenji

Un chien qui n'aboie pas, fait sa toilette comme un chat et sort d'un jardin clos sans qu'on comprenne comment. Le basenji vient des forêts d'Afrique centrale, où il chassait pour les villages, et il a gardé de cette vie-là une indépendance que l'éducation n'efface pas. On l'adopte pour son caractère, et c'est aussi pour son caractère qu'on le rend.

Basenji adulte debout de profil, oreilles dressées, queue enroulée sur le dos, robe rouge et blanche
La race en bref

Vivre avec un basenji

Six points qui décident si la race vous convient. Le basenji séduit en photo, il se révèle vraiment vers six ou huit mois, quand l'instinct prend le pas sur l'envie de plaire.

Sa voix

Le basenji n'aboie pas, ce qui ne veut pas dire qu'il se tait. Il glousse, grogne et lance un cri roulé qu'on compare à un yodel, quand il est content comme quand il est contrarié. Un voisinage le supporte mieux qu'un aboyeur, à condition de ne pas espérer le silence.

Besoin d'activité

Chien de chasse avant d'être chien de salon, il court vite, longtemps, et rien ne l'occupe autant qu'une piste. Comptez une heure de vraie dépense par jour, pas un tour du pâté de maisons. L'appartement lui convient si les sorties suivent.

Entretien et propreté

Poil court, fin et luisant : un brossage hebdomadaire suffit et limite les soucis de peau. Il se lèche et se nettoie seul, à la manière d'un chat, et ne dégage presque pas d'odeur de chien. Le bain reste l'exception.

Basenji assis de face, pattes avant parallèles, front plissé et oreilles droites

Caractère et éducation

Il comprend l'ordre en deux répétitions, puis décide s'il a envie d'y répondre. Les séances courtes et les récompenses avancent, la contrainte le braque définitivement. Ce n'est pas un chien pour un premier maître qui attend un rappel fiable en toutes circonstances.

Fugue et clôtures

Peu de races s'évadent aussi bien : il grimpe, saute, creuse et teste chaque défaut d'un grillage. Dehors, un chat ou un lièvre efface votre voix pendant plusieurs minutes. Clôture haute et longe en promenade, tant que le rappel n'est pas acquis, et il ne le sera jamais complètement.

Santé

Le syndrome de Fanconi, une atteinte rénale héréditaire fréquente dans la race, se dépiste par test génétique : c'est la première question à poser à un éleveur. La dysplasie de la hanche et les hernies figurent aussi au dossier. Il grossit vite, les friandises se comptent.

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Adopter

Comment faire ?

Adopter un adulte

La race reste peu répandue en France, les abandons sont donc rares, mais ils existent : le plus souvent vers un ou deux ans, quand les fugues et le refus du rappel s'installent. Un adulte dont le tempérament est déjà connu vous épargne la mauvaise surprise du huitième mois.

Passer par un élevage

Peu d'éleveurs, des portées peu nombreuses, plusieurs mois d'attente : c'est la norme sur cette race, et un chiot disponible tout de suite doit vous alerter. Demandez le statut Fanconi des deux parents et allez voir la portée sur place, avec la mère.

Le blog

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Origines et physique

D'où vient le basenji

Le basenji est un chien primitif d'Afrique centrale, attaché à la République démocratique du Congo et à la forêt d'Ituri, où les explorateurs britanniques le décrivent au 19e siècle. Les villages s'en servaient pour la chasse : le chien rabattait le gibier vers les filets, souvent une clochette de bois au cou, puisqu'il ne donnait pas de la voix comme les autres chiens.

Son nom vient du lingala et se traduit à peu près par « chien de brousse ». On l'a aussi appelé terrier du Congo, alors qu'il n'a rien d'un terrier. Les tentatives d'importation en Europe se succèdent à partir de la fin du 19e siècle et n'aboutissent vraiment qu'au 20e. La race arrive en France autour des années 1960 et y reste confidentielle.

Ses caractéristiques physiques

Un mâle mesure 42 à 43 cm au garrot pour 10 à 11 kg, une femelle 40 à 41 cm pour 9 à 10 kg. L'ossature est fine, le dos horizontal, le corps bien proportionné, ce qui lui vaut cette réputation d'aristocrate sur pattes hautes. Le trot est rapide et rasant, hérité du travail de chasse.

Les oreilles, petites et pointues, sont dressées et légèrement inclinées vers l'avant. Le crâne plat s'affine vers le museau et se plisse quand le chien est attentif, ce front ridé est l'une des signatures de la race. La queue s'enroule serré sur le dos, en boucle simple ou double. Le poil est court, fin et luisant, sur des robes rouge et blanc, noir et blanc, noir et feu ou bringée, toujours avec des marques blanches aux pieds, au poitrail et au bout de la queue.

Caractère et éducation

Son comportement

Le basenji est affectueux avec les siens et franchement réservé avec les inconnus : il observe, garde ses distances, et se laisse caresser quand il l'a décidé. Chez lui, il réclame de l'attention et supporte mal d'être ignoré. Son instinct de prédation reste entier : chats du quartier, poules et rongeurs sont des proies, et aucune éducation ne le change en profondeur.

La fugue est l'autre grande caractéristique. Il grimpe, il creuse, il ouvre les loquets, et une fois parti il ne revient qu'une fois la piste finie.

Son éducation

L'intelligence n'a jamais fait l'obéissance, et le basenji en est la démonstration. Il apprend vite et applique quand cela l'arrange. Les séances doivent rester courtes, positives et régulières ; la brusquerie produit un chien qui se ferme et ne revient plus vers vous.

La propreté s'obtient tôt, la marche en laisse s'installe vers dix à douze semaines, le rappel demande des mois et reste incertain en terrain ouvert. Dit franchement : la race convient mal à un premier chien, et mal à qui veut un compagnon docile.

Ses conditions de vie

Silencieux et de petit gabarit, il vit très bien en appartement et voyage facilement. Le jardin, lui, doit être clos en hauteur et sans point d'appui près de la clôture. Il souffre de la solitude prolongée et exprime son ennui en démontant ce qui traîne.

Santé, entretien et particularités

Sa santé

Le syndrome de Fanconi domine la question sanitaire de la race : les reins n'assurent plus la réabsorption des nutriments, le chien boit et urine énormément, maigrit, et la maladie devient mortelle sans traitement. Un test génétique existe et les élevages sérieux l'appliquent à tous leurs reproducteurs. La dysplasie de la hanche, les hernies inguinales et les affections oculaires complètent la liste des points à surveiller.

Son entretien

Un gant ou une brosse douce une fois par semaine suffit à entretenir le poil et à repérer une irritation. Le basenji se lave seul, se lèche les pattes et le pelage comme un chat, et n'a presque jamais besoin de bain. Sans sous-poil et venu des tropiques, il craint le froid et l'humidité : un manteau l'hiver relève du bon sens.

Côté alimentation, la ration se calcule et se surveille. C'est un chien vif mais qui prend du poids sans difficulté, et les friandises données à la volée font le reste.

Une seule saison de chaleurs

Chez presque toutes les races, la femelle connaît deux périodes de chaleurs par an. La basenji n'en a qu'une, généralement à l'automne, comme les canidés sauvages. Cette particularité explique en partie la rareté de la race : une portée par an et par femelle au maximum, d'où les listes d'attente chez les éleveurs et les délais qu'il faut accepter.